Prix Goncourt des lycéens 2016 : Gaël Faye pour Petit pays!

Après Delphine de Vigan en 2015 pour « D’après une histoire vraie », les lycéens couronnent « Petit pays » de Gaël Faye de leur Goncourt.

Chaque année depuis vingt-neuf ans, la Fnac soumet les romans retenus par les dix sages de l’académie Goncourt au jugement de deux mille lycéens sélectionnés dans toute la France. Après deux mois de lecture assidue, il ne restait plus que sept titres sur la liste initiale de quatorze. Tropiques de la violence (Gallimard) de Nathacha Appanah, Ma part de Gaulois (Actes Sud) de Magyd Cherfi, le chanteur du groupe Zebda, Petit pays (Grasset) de Gaël Faye, déjà prix du roman Fnac, Laëtitia ou la fin des hommes, d’Ivan Jablonka (Seuil), qui vient de recevoir le prix Médicis, Continuerde Laurent Mauvignier (Minuit), Chanson douce de Leila Slimani (Gallimard), prix Goncourt 2016 et L’Insouciance de Karine Tuil (Gallimard).

Et le lauréat est Gaël Faye avec Petit pays (Grasset). C’est l’histoire et la fuite en France d’un petit garçon du Burundi, son petit pays, tandis que se déclenchent les massacres au Rwanda voisin. Une enfance qui rejoint l’expérience de l’auteur, un Franco-Rwandais de 34 ans arrivé en France en 1995, devenu rappeur (Pili pili sur un croissant au beurre, son premier album solo, aborde les thèmes de l’exil, du génocide et du métissage) avant d’attaquer ce roman, son premier, puissant, émouvant, et de nouveau récompensé, grâce au flair infaillible des lycéens.

Retrouvez la chronique que j’avais consacrée à ce roman coup de coeur en cliquant sur ce lien : Petit pays, Gael Faye

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Rencontre avec Laurent Gounelle : 1ère partie.

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Et tu trouveras le trésor qui dort en toi, Laurent Gounelle

Editions Kero, octobre 2016

Tout commence le jour où Alice, une jeune femme dynamique et audacieuse, retrouve son ami d’enfance, Jérémie. Devenu prêtre de campagne, il lui confie être accablé par le faible nombre de fidèles qui le suivent. Athée et conseillère en communication, Alice se met en tête de l’aider… à sa manière.Amenée par la force des choses à se plonger dans le monde de la spiritualité, du christianisme à l’hindouisme, du taoïsme au bouddhisme, Alice va découvrir une vérité universelle particulièrement troublante. Une vérité concernant l’homme et la clé de son épanouissement, passée sous silence par les religieux, perdue au fil des siècles…

Dans ce nouveau roman émouvant et captivant, Laurent Gounelle nous entraîne dans un univers passionnant à la découverte de ce qui permet à l’homme de s’élever dans une autre dimension, où ses actes sont puissants et sa joie, un état durable.

 

Rencontre avec l’auteur, lequel s’est prêté avec gentillesse et disponibilité aux questions sur les thèmes abordés dans son livre : 

    • Sommes-nous aptes au bonheur? Car nous avons tous cet ego qui nous empêche d’être profondément nous. Cette question traverse tout votre livre. Alors Laurent Gounelle, ce trésor qui dort en nous est-il un nous rêvé, débarrassé des oripeaux de l’ego ?
    • Si je vous pose la question : Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous me répondriez ? Peut-être allez-vous répondre par votre nom, sauf que vos parents auraient pu vous choisir un autre nom. Est-ce que cela aurait fait de vous quelqu’un d’autre ? D’autres vont se présenter par leur profession (comptable, ingénieur, ..) Or vous auriez pu choisir un autre métier, auriez-vous été quelqu’un d’autre pour autant ? Etc. Donc c’est difficile de répondre à cette question. Pourtant on a BESOIN de savoir qui on est, et moins on le sait, plus on a envie d’exister. A ce moment-là alors, on s’accroche à un certain nombre de choses qui nous aident à savoir qui on est et surtout à montrer aux autres qui on est. Ces choses sont des choses qui donnent une bonne impression de soi-même : une profession valorisante, … Or qui l’on est va bien au delà de son métier. Idem pour sa beauté, son intelligence auxquels on s’accroche parfois. On peut aussi s’identifier à nos possessions, croire que notre valeur dépend de la valeur des choses que nous possédons : voiture, maison, sac à main, bijoux, … alors qu’il n’y a pas de rapport entre notre valeur et la valeur de ce que l’on possède. On s’accroche d’autant plus à ces fausses identités qu’on a le sentiment que cela nous valorise aux yeux des autres. Or la réalité est presque à l’opposé : notre valeur va bien au delà de ce que nous pouvons faire, posséder, de notre métier, de notre beauté, de notre intelligence. Notre simple présence est d’une grande valeur et n’a pas besoin d’être enjolivée par quoi que ce soit. Mais ce n’est pas évident de se libérer de tout ça. Notre ego essaye ainsi d’exister à travers toutes nos possessions, nos fausses identités. Une façon d’aller vers le bonheur est de se libérer de tout ce que l’on n’est pas.
    Suite de l’interview …dans le billet de demain!