Le libraire du jour nous livre son coup de coeur !

Inauguration d’une nouvelle rubrique sur le blog : le coup de coeur des libraires! Chaque semaine, un libraire nous parlera d’un livre qu’il souhaite mettre en avant, nous dira en quoi ce livre doit retenir notre attention.

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Et pour lancer les festivités, c’est la librairie La belle lurette, qui nous parle de son coup de coeur : Maria de Angélique Villeneuve, paru chez Grasset.

Angélique Villeneuve a un don. Livre après livre, sans tapage, elle réussit le tour de force d’emmener le lecteur dans son monde. Et ce monde est fait d’univers fragiles, sensibles, intimes et profondément humains, où le voyeurisme et le racoleur n’ont pas leur place.

L’écriture de la romancière est riche de toutes les nuances de sa langue. Les mots ont leur propre chair, leur résonance, leur discrétion et sont pourtant pleinement vivants.

Angélique Villeneuve revient avec un nouveau roman, Maria.

Maria partage avec Marcus, son petit-fils de 3 ans, amour et tendresse ainsi qu’une forte complicité, qui s’exprime notamment à travers leur passion commune pour les oiseaux et leur connaissance de la langue des oiseaux. L’arrivée d’une deuxième enfant chez sa fille et son gendre fera voler en éclats la vie de Maria et fragilisera lourdement la relation fusionnelle avec Marcus. L’enfant, catalyseur des divisions et incompréhensions, sera aussi celui qui permettra la réconciliation.

Au-delà de la question du genre et de l’identité, ce roman parle des relations conflictuelles entre une mère et sa fille devenue mère à son tour, de la nature et des oiseaux, mais surtout du pouvoir de l’imagination, de la poésie etd e l’amour. Une fois encore l’auteur nous surprend, nous séduit, nous interroge, sans jamais céder à la facilité, continuant de tracer son sillon qui grandit assurément.

Informations pratiques : 

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LIBRAIRIE LA BELLE LURETTE

Ouverte du mardi au samedi :  10h30-20h et le dimanche  11h -19h30

Adresse : 26 rue Saint-Antoine, 75004 Paris

Téléphone : 01.42.72.61.76

Site web de la librairie : La belle lurette

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Grand Prix RTL-Lire 2018, Isabelle Carré : « C’est un encouragement à continuer. Ce prix me donne des ailes pour ça »

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Ce jeudi 16 mars, Philippe Labro, président du jury du grand Prix RTL-Lire, a couronné Isabelle Carré, pour Les rêveurs chez Grasset.

Le Grand Prix RTL-Lire est décerné chaque année en mars à un roman de langue française. Le jury, présidé par Philippe Labro, est composé de cent lecteurs choisis par vingt libraires en France.

Cinq finalistes étaient en lice, depuis le mois de janvier :

  • Les rêveurs d’Isabelle Carré (Grasset)
  • L’Affaire Mayerling de Bernard Quiriny (Rivages)
  • Géographie d’un adultère d’Agnès Riva (Gallimard/L’Arbalète)
  • Les guerres de mon père de Colombe Schneck (Stock)
  • Les loyautés de Delphine de Vigan (Lattès)

C’est Isabelle Carré, avec Les rêveurs, paru chez Grasset, qui remporte le prix cette année.

Sur l’antenne de RTL, l’actrice et romancière s’est exprimée, émue et ravie :

« C’est un encouragement à continuer et j’ai très envie de le faire, que cela ne s’arrête pas à ce premier livre. Ce prix me donne des ailes! J’ai toujours écrit et j’ai un peu mis cela de côté car ce métier de comédienne me comblait. J’arrivais à m’exprimer à travers les mots de mes personnages, les mots des autres, je n’avais aucune frustration. Mais malgré tout, pouvoir trouver mes propres mots, travailler sur ma musique, une langue qui me corresponde, travailler sur une histoire dans sa globalité, une histoire que j’avais envie d’écrire depuis 20 ans, retourner au pays de l’enfance, était important. »

Un magnifique livre, tant pour la beauté de l’écriture, que de l’histoire. Retrouvez la chronique que j’avais consacrée à ce livre coup de coeur en cliquant ici : Chronique

 

 

 

Les rêveurs, Isabelle Carré : une histoire bouleversante servie par une plume pleine de grâce

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Editions Grasset, janvier 2018

Un roman autobiographique indiciblement émouvant, remarquablement écrit, sur une famille de rêveurs et d’écorchés vifs atypiques, qui va devoir davantage rêver sa vie que vivre ses rêves.

« Je suis une actrice connue que personne ne connaît ». César de la meilleure actrice en 2003 pour « Se souvenir des meilleurs choses », deux fois Molière de la comédienne, Isabelle Carré est en effet une actrice dont beaucoup connaissent le visage, les pièces de théâtre et la filmographie. Pourtant. Pourtant celle qu’ils connaissent, ou plus exactement, celle qu’elle leur permet de connaître, arborant toujours un si joli sourire, n’est que la partie émergée d’elle-même. « Ça ne se voyait pas. J’étais d’humeur égale. Je cachais bien mes faiblesses, dans un sourire. »

Alors, à 46 ans, Isabelle Carré s’autorise enfin à nous faire entrer dans les coulisses de sa vie, tout particulièrement dans celles de son enfance. « Ecrire comme mon frère jouait du piano, certainement pas pour briller, encore moins pour prouver quoi que ce soit, mais pour exprimer une chose qui doit être dite, ou pour se défouler tout simplement. » Avec beaucoup de sensibilité, d’empathie, sans jamais se plaindre ni juger qui ou quoi que ce soit, elle nous invite dans les années post-soixante-huitardes à rencontrer sa famille atypique. D’un côté sa mère, issue d’un milieu aristocratique, reniée par les siens pour être tombée enceinte hors mariage et avoir voulu garder l’enfant. De l’autre, son père, artiste designer, qui n’ose pas avouer son inclination pour les hommes à une époque où l’homosexualité est encore un sujet tabou. Deux êtres réunis par « la même absence de liberté, et surtout d’intérêt de leur famille à l’égard de ce qu’ils étaient vraiment. » Deux êtres trop blessés pour pouvoir être présents à leurs enfants, les soutenir, les rassurer, les protéger. Mais deux êtres aimants, qui ont fait du mieux qu’ils pouvaient avec ce qu’ils avaient reçu.

Sur ces pages rédigées avec grâce, bienveillance et douceur, Isabelle Carré nous révèle une capacité extraordinaire à se réjouir du moindre bonheur, à transformer toute expérience négative en une leçon de vie positive. A sourire, envers et contre tout. Malgré les fins de mois difficiles, malgré la fragilité du couple, l’accident qui faillit lui coûter les jambes, ou encore sa tentative de suicide adolescente, elle garde le meilleur de ces années, lesquelles l’ont construite telle qu’elle est aujourd’hui : une femme talentueuse et attachante.

 

 

Prix Interallié 2017 : Jean-René van der Plaetsen

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Le prix Interallié 2017 a été décerné ce mercredi à Jean-René Van der Plaetsen pour La Nostalgie de l’honneur, essai paru chez Grasset. Il s’agit d’un livre de souvenirs personnels et de réflexions inspiré par la vie de son grand-père maternel, compagnon de la Libération, Jean-Crépin.

Le livre lauréat : La nostalgie de l’honneur

« C’est un fait : notre époque n’a plus le sens de l’honneur. Et c’est pourquoi, ayant perdu le goût de l’audace et du panache, elle est parfois si ennuyeuse. Alors que le cynisme et le scepticisme progressent chaque jour dans les esprits, il m’a semblé nécessaire d’évoquer les hautes figures de quelques hommes que j’ai eu la chance de connaître et de côtoyer. Comme Athos ou Cyrano, c’étaient de très grands seigneurs. Ils avaient sauve l’honneur de notre pays en 1940. Gaulliste de la première heure, mon grand-père maternel était l’un d’entre eux. Sa vie passée a guerroyer, en Afrique, en Europe ou en Extrême-Orient, pleine de fracas et de combats épiques dont on parle encore aujourd’hui, est l’illustration d’une certaine idée de l’honneur. Qu’aurait-il pense de notre époque ? Je ne le sais que trop. C’est vers lui que je me tourne naturellement lorsqu’il m’apparaît que mes contemporains manquent par trop d’idéal. Ce héros d’hier pourrait-il, par son exemple, nous inspirer aujourd’hui ? C’est dans cet espoir, en tout cas, que j’ai eu envie, soudain, de revisiter sa grande vie. »

L’auteur, Jean-René van der Plaetsen

Jean-René Van der Plaetsen est directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine. La Nostalgie de l’honneur est son premier livre.

Père inconnu, Patrick Denys (Grasset)

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Père inconnu, Patrick Denys

Editions Grasset, février 2017

 

Un roman choral très émouvant sur la quête d’un père.

Personne ne m’a appris à dire « Papa » Je crois pourtant avoir ressenti très tôt le désir de quelque chose que je ne saurais décrire, un besoin de lien sans doute, par des bribes de mots, du toucher, des embrassements, de l’odeur peut-être. » Paul a grandi sans connaître son père, sans même porter son nom, avec un vide abyssal dans le cœur. Pire, il a grandi sans que jamais on n’évoque devant lui cet homme. Un tabou qui a fait naître en lui de térébrantes questions : son père pense-t-il à lui ? Pourquoi n’est-il pas resté voir son fils grandir ?  Qui était-il ?

Quand dans les années 70, Paul découvre ce dont on l’a toujours tenu à distance, à savoir l’identité de cet homme, curé d’une paroisse bretonne, l’humiliation de ne pas connaître son père cède la place à celle d’être le fruit d’un amour interdit. Tandis qu’il part sur les traces de ce père, au cœur d’une Bretagne chahutée par les tempêtes, il découvre auprès de ceux qui l’ont connu, un homme altruiste, sincère, courageux et engagé. Un homme dont il peut être fier. « Une fierté dont j’avais besoin pour vivre mieux. »

La bretonne que je suis a particulièrement aimé ce roman, qui se déroule dans une Bretagne magnifiée par la plume de l’auteur. Une région qui est ici presque un personnage à part entière. Authentique, à l’image des personnages. Et sauvage, comme peuvent l’être certains individus prisonniers des conventions et de leur peur des autres. On plonge dans ce drame familial, dans les déchirements de la guerre mais aussi des choix de vie cornéliens des personnages, secoué par les flots du doute, submergé par l’émotion. Et soulagé de voir que le naufrage a été évité quand Paul découvre la bonté faite homme qu’incarnait son père. Un premier roman bouleversant…

Grand prix du roman de l’Académie française 2017

Le Grand prix du roman de l’Académie française a été remis à Daniel Rondeau pour Mécaniques du chaos (Grasset).

 Il succède au palmarès à Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Le Dernier des nôtres ). Il l’a emporté in extrémis au 3e tour avec 12 voix contre 11 suffrages pour  Yannick Haenel (Tiens ferme ta couronne). Les autres finalistes étaient le Haïtien Louis-Philippe Dalembert, déjà lauréat du prix Orange (Avant que les ombres s’effacent), et Julie Wolkenstein (Les Vacances).

Le prix est doté de 10.000 euros.

Le lauréat :

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Daniel Rondeau est écrivain. Il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages, parmi lesquels des romans (Dans la marche du temps), des portraits de villes méditerranéennes (Tanger, Istanbul, Carthage, Alexandrie), des récits autobiographiques (L’Enthousiasme, les Vignes de Berlin), des livres d’intervention (Chronique du Liban rebelle).

Le livre : 

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Et si la fiction était le meilleur moyen pour raconter un monde où l’argent sale et le terrorisme mènent la danse  ? Ils s’appellent Grimaud, Habiba, Bruno, Rifat, Rim, Jeannette, Levent, Emma, Sami, Moussa, Harry. Ce sont nos contemporains. Otages du chaos général, comme nous. Dans un pays à bout de souffle, le nôtre, pressé de liquider à la fois le sacré et l’amour, ils se comportent souvent comme s’ils avaient perdu le secret de la vie. Chacun erre dans son existence comme en étrange pays dans son pays lui-même.
Mécaniques du chaos est un roman polyphonique d’une extraordinaire maîtrise qui se lit comme un thriller. Il nous emporte des capitales de l’Orient compliqué aux friches urbaines d’une France déboussolée, des confins du désert libyen au cœur du pouvoir parisien, dans le mouvement d’une Histoire qui ne s’arrête jamais.

 

Prix Relay 2017 : Laetitia Colombani

L’auteure a été distinguée pour son premier roman, La tresse, paru le 10 mai chez Grasset.

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Le 40e Prix Relay des voyageurs-lecteurs a été attribué à la cinéaste et comédienne Laetitia Colombani pour son premier roman, La tresse, paru chez Grasset.
La lauréate était en compétition avec Tanguy Viel (Article 353 du code pénal, Minuit), Jessie Burton (Les filles au lion, Gallimard), Eugen-Ovidiu Chirovici (Jeux de miroirs, Les escales) et Alexia Stresi (Looping, Stock).
Composé de professionnels du voyage, de journalistes et d’écrivains, le jury était cette année présidé par Christophe Barbier, éditorialiste et conseiller éditorial à la direction du groupe L’Express.
Pour cette 40e édition, le public était invité, du 12 mai au 20 juin, à participer aux votes en élisant son livre préféré sur le site www.prixrelay.com.
L’an dernier, le prix avait distingué Tout ce qu’on ne s’est jamais dit de Celéste Ng paru chez Sonatine.
Le livre: 
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Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.