Prix Relay 2017 : Laetitia Colombani

L’auteure a été distinguée pour son premier roman, La tresse, paru le 10 mai chez Grasset.

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Le 40e Prix Relay des voyageurs-lecteurs a été attribué à la cinéaste et comédienne Laetitia Colombani pour son premier roman, La tresse, paru chez Grasset.
La lauréate était en compétition avec Tanguy Viel (Article 353 du code pénal, Minuit), Jessie Burton (Les filles au lion, Gallimard), Eugen-Ovidiu Chirovici (Jeux de miroirs, Les escales) et Alexia Stresi (Looping, Stock).
Composé de professionnels du voyage, de journalistes et d’écrivains, le jury était cette année présidé par Christophe Barbier, éditorialiste et conseiller éditorial à la direction du groupe L’Express.
Pour cette 40e édition, le public était invité, du 12 mai au 20 juin, à participer aux votes en élisant son livre préféré sur le site www.prixrelay.com.
L’an dernier, le prix avait distingué Tout ce qu’on ne s’est jamais dit de Celéste Ng paru chez Sonatine.
Le livre: 
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Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

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Prix de la Closerie des Lilas 2017

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Depuis 10 ans, le Prix de la Closerie des Lilas récompense le roman d’une femme paru à l’occasion de la rentrée littéraire de janvier. La récompense a été décernée pour la première fois le 7 mars 2007, veille de la Journée des droits des femmes, et se caractérise par un jury 100 % féminin. Oriane Jeancourt Galignani remporte le 10e Prix de la Closerie des Lilas pour Hadamar, publié chez Grasset.

La romancière sera l’invitée privilégiée de La Closerie des Lilas pendant une année, pour un montant de 3000 euros. Ce prix a pour vocation de promouvoir la littérature féminine.

Le livre :

  1. Un homme sort de Dachau. Il y a été emprisonné pour ses articles d’opposition au Troisième Reich qui vient de s’effondrer. Dans le désastre physique et moral de l’Allemagne vaincue, il part à la recherche de son fils, dont il ne sait plus rien depuis qu’il l’a inscrit aux Jeunesses hitlériennes avant d’être emprisonné. Il retourne dans sa ville natale. Les habitants sont énigmatiques, fuyants : une femme élude ses questions ; un soldat américain venu enquêter sur un mystérieux programme « Aktion T4 » des nazis garde des informations secrètes. C’est alors que l’homme entend des rumeurs au sujet de l’hôpital d’Hadamar. Il s’y rend, décidé à retrouver son fils, quel que soit le prix de sa quête.

L’auteur :

Oriane Jeancourt Galignani dirige les pages littéraires du magazine Transfuge. Auteur de deux romans remarqués, elle signe avec Hadamar le premier roman sur un pan ignoré de l’histoire de l’Europe en guerre, celui des centres d’extermination des enfants et des handicapés, que les nazis appelaient les « inutiles ».

Grand Prix du Roman de l’Académie française 2016 : Adélaïde de Clermont-Tonnerre

 L’Académie française a décerné le Grand Prix du Roman à Adélaïde de Clermont-Tonnerre, pour son livre Le Dernier des nôtres, paru chez Grasset.

Le grand prix du roman de l’Académie française a été décerné à la romancière Adélaïde de Clermont-Tonnerre pour son second roman, Le Dernier des nôtres(Grasset). À 40 ans, elle succède au palmarès à Boualem Sansal (2084. La fin du monde) et Hédi Kaddour Les Prépondérants), tous les deux récompensés en 2015.

Les autres finalistes étaient Benoît Duteurtre (Livre pour adultes) et Sylvain Prudhome (Légende). Cette prestigieuse récompense, créée durant la Première Guerre mondiale, est dotée de 10.000 euros. Parmi les lauréats de ces dernières années, on retrouve les noms de Pascal Quignard, Éric Neuhoff, Pierre Michon,Joël Dicker, Christophe Ono-dit-Biot et Adrien Bosc.

Le livre : 

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« La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue… » Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d’un petit garçon.
Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant… Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga.
Vous ne dormirez plus avant de découvrir qui est vraiment « le dernier des nôtres ».

 

Rentrée littéraire : Gael Faye, Petit pays.

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Petit pays, Gaël Faye

Editions Grasset

Rentrée littéraire

Ce roman a déjà reçu deux prix : Prix du roman Fnac 2016 et Prix Talents à découvrir 2016. Un roman brillamment écrit, absolument bouleversant, sur l’enfance, son infinie douceur et ses douleurs qui ne nous quittent jamais. Coup de cœur !

Gaël Faye nous emmène en voyage au cœur du Burundi, surnommé « Petit pays », aux côtés de Gabriel, un gamin plein de vie d’une dizaine d’année. Né d’un père français et d’une mère rwandaise, Gabriel habite un quartier résidentiel et partage ses journées entre l’école, ses jeux avec ses copains dans l’impasse et sa sœur Ana. Une vie insouciante, ponctuée de rires et de tendresse.

Une insouciance que la séparation brutale de ses parents va mettre à mal. Et l’amitié avec sa bande de copains, ces heures passées avec eux dans un combi Volkswagen à refaire le monde, d’en être encore plus précieuse. Privilégiés, ils ne mesurent pas tout de suite combien les tensions montent dans le pays. La guerre entre ethnies reste un simple mot. Ils n’en ont rien vu, juste vaguement entendu parler. Contrairement aux domestiques, qui eux, prennent la pleine mesure des évènements.

Jusqu’au jour où les déferlements de violence entre Hutus et Tutsis prennent une telle ampleur, qu’ils heurtent leur réalité. Plus aucune famille n’est à l’abri dans le pays à feu et à sang. La haine, la peur, la mort, les explosions, les délations font partie intégrante du quotidien.

C’est un premier roman bouleversant que nous offre Gaël Faye. Une ode à l’amitié, à l’insouciance de l’enfance, que les adultes et leurs rivalités ancestrales viennent entâcher. Avec une sensibilité à fleur de plume, l’auteur nous fait osciller entre sourire et larmes, comédie et tragédie.

Un concentré d’émotions dans un écrin de talent.

Rentrée littéraire : L’enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi (Grasset)

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L’enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi

Editions Grasset, août 2016

Rentrée littéraire

Un roman positif, humain, sur l’amitié d’un jeune enfant autiste et d’un vieillard blessé.

Metin Arditi entraîne le lecteur en Grèce, sur l’île de Kalamaki. Une île dévastée par la crise, sur laquelle le projet de construire un complexe hotelier paraît pour beaucoup être salutaire sur le plan économique.

D’autres s’interrogent sur le bien-fondé de cette construction, comme Eliot, architecte retraité revenu vivre sur l’île où il a perdu sa fille 15 années plus tôt. Inconsolable, il est à Kalamaki pour achever l’étude qu’elle avait entreprise, à la recherche du nombre d’or. Marcher sur ses pas est une façon de la maintenir vivante. Perclus de solitude, il se laisse convaincre par le prêtre Kosmas, de venir en aide à Maraki, une jeune femme qui élève seule son fils autiste, Yannis. La femme vient en effet de perdre son père et n’a plus personne pour veiller sur son enfant, tandis qu’elle part la nuit à la chasse au palangre pour assurer les revenus-fussent-ils maigres, de la maisonnée.

Yannis est un enfant enfermé dans sa bulle de silence, qui ne parle pas, ne soutient pas le regard. Un enfant fasciné par les chiffres. Les habitants de l’île l’ont pris sous leur aile, habitués à ses tocs de comptage des pesées ou des clients à la terrasse du café. Une façon pour le garçon de canaliser son angoisse face au désordre du monde.

Le vieil homme accepte de soutenir la femme et son fils. Et de nouer avec eux des liens profonds. Seul Eliot va en effet percer le secret de l’univers de Yannis, trouver les mots à même d’ériger un pont entre lui et l’enfant. Il lui raconte les grands mythes de l’antiquité, la vie des Dieux, l’associe à ses recherches, l’aide à prendre confiance en lui. Et partage avec lui cet amour des chiffres. Une amitié bouleversante naît.

L’enfant qui mesurait le monde, c’est la rencontre de trois solitudes, la naissance de liens authentiques entre trois êtres blessés. Un roman positif et humain, avec un autre regard sur l’autisme.

Prix du roman Fnac 2016

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Avec son premier roman, Petit pays, publié chez Grasset, le jeune rappeur franco-burundais fait une entrée remarquable sur la scène littéraire.

Et le 15e prix du Roman Fnac est décerné à… Gaël Faye pour Petit pays, publié chez Grasset. Sur le papier, ce pourrait être surprise, tant il est difficile pour un semi-inconnu (Gaël Faye est certes auteur compositeur interprète, mais il s’agit là de sa première apparition sur la scène littéraire) d’émerger parmi les 363 romans français de cette riche rentrée littéraire.

Le jury du roman Fnac, composé de 400 libraires et de 400 adhérents, a donc décidé de saluer les premiers pas plus que prometteurs de ce Stromae des lettres. Cerise sur le gâteau, c’est l’Américain Jonathan Frazen qui lui remettra le prix ce 1er septembre, lors de la soirée inaugurale du Forum Fnac Livres, nouveau salon littéraire de l’enseigne organisé au Carreau du Temple, à Paris (du 2 au 4 septembre).

 

Le livre :

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…
« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages… J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »
Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.

Prix du style 2015 : Sorj Chalandon

Lauréat 2015

Le romancier et journaliste a été distingué pour son livre Profession du père. Le jury a salué un « style percutant et captivant ».

Il n’existe que depuis 2005, mais le prix du Style fait, petit à petit, sa place dans la famille des récompenses littéraires. Le jury a distingué Sorj Chalandon pour son roman Profession du père (Grasset). Avec ce livre, Chalandon revient à sa veine intimiste après être passé par l’Irlande à plusieurs reprises et par le Liban.

Comme le titre l’indique, l’écrivain évoque un très proche, mais également un homme très bizarre: son père. C’est l’histoire d’Émile, treize ans (cet enfant pourrait bien ressembler à l’auteur) qui subit les lubies et les mauvais traitements de son géniteur. Ce dernier étant un peu mythomane, il se prend pour un agent secret américain. Émile raconte: «Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider. Je n’avais pas le choix. C’était un ordre…»

Profession du père, de Sorj Chalandon l’a emporté face à un autre superbe roman, Après le silence, de Didier Castino, publié chez Liana Levi. Ce dernier a décroché le Prix du premier roman la semaine dernière. Chez Chalandon, les membres du jury ont voulu saluer «le style percutant et captivant d’un livre capable de donner vie à un personnage de littérature digne d’une Folcoche ou d’une Madame Lepic, la mythomanie et la perversion narcissique en plus…»

Le montant du chèque égale le nombre de pages

Le lauréat part avec un chèque d’un montant correspondant au nombre de pages de son livre (316€ pour Chalandon), il emporte également un vélo électrique BMW.

Le prix du Style est parrainé par le cabinet d’avocats Obadia & Stasi. Pourquoi a-t-il été créé? «Alors que le style est l’essence même de la littérature, il semble aujourd’hui la chose la moins valorisée par la critique ou les jurys de prix littéraires. Drôle de paradoxe. Triste constat», souligne Antoine Buéno, fondateur de ce prix.

C’est, explique-t-il, pour remédier à ce fâcheux constat où la plume des écrivains passe souvent au second plan qu’il a décidé de se lancer dans l’aventure. Ça a commencé en 2005, et de magnifique manière. Cette année-là, le jury avait couronné l’un des meilleurs et des plus subtils romans, La Théorie des nuages, de Stéphane Audeguy. Le palmarès a de la tenue: parmi les lauréats, on note Bruce Mathieussent, Marie-Hélène Lafon, Bernard Quiriny, Véronique Bizot, Céline Minard…

Le jury, présidé par Antoine Buéno, rassemble Véronique Cardi, directrice générale du Live de Poche, Irène Frain, romancière, Georges-Marc Habib, libraire, Viktor Lazlo, chanteuse, Macha Méril, comédienne, Sophie Obadia, avocate, et des journalistes et critiques Patrice Carmouze, Bernard Lehut, Baptiste Léger, Éric Naulleau, Jacques Nerson, Pierre Vavasseur.