Citation du jour

« Le plus beau cadeau qu’on puisse faire à un enfant, c’est de répondre à sa curiosité, lui donner le goût des belles choses. »

 

Jean-Louis Fournier – On va où papa?

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Citation du jour

« La vie en société c’est quand tout le monde est là et qu’il n’y a personne. La vie en société c’est quand tous obéissent à ce que personne ne veut. L’écriture c’est une façon d’échapper à cette misère, une variation de la solitude au même titre que l’amour ou le jeu – un principe d’insoumission, une vertu d’enfance.  »

 

Christian Bobin – L’inespérée

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Où va le chagrin quand il s’en va ?, Claire Vassé

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Où va le chagrin quand il s’en va ?, Claire Vassé

Éditions JC Lattès, avril 2016

Solange est mariée à Paul depuis 4 ans, lequel a adopté sa fille Angèle, née d’une première union. Le tableau d’une famille recomposée heureuse. Bonheur apparent ? Car lorsque soudain, sur le téléphone de Solange, apparaît un appel de Lenny, le père de sa fille, l’homme qu’elle a tant aimé, son cœur s’emballe. Elle doit se l’avouer, elle désirait cet appel autant qu’elle le redoutait. Et de s’interroger : « Qu’attend-elle, que lui manque t-il ? N’est-elle pas comblée par sa vie actuelle, entourée de sa fille et de son mari, occupée à un métier qui lui plaît ? » Plus étrange encore est l’existence de ce simple appel : car Lenny est décédé quelques années plus tôt…

Et sa vie de basculer. Dès lors, elle n’a de cesse de retrouver l’auteur de cet appel. Est-ce Lenny, qui cherche à communiquer avec elle par-delà les limbes ? Est-ce une mauvaise farce ? Savoir devient son obsession, preuve s’il en est que son histoire avec le père de sa fille continue de s’écrire, que le sentiment d’abandon qu’elle a ressenti à l’annonce de sa mort continue de la hanter. Ce sentiment si prégnant d’abandon trouve t-il ses racines plus loin dans son enfance, ravivé par les circonstances ?« Où va le chagrin quand il s’en va ? Et s’il ne faisait que se métamorphoser ? Et si on n’en avait jamais fini avec lui ? »

Un roman touchant, aux personnages attachants, qui nous entraîne dans un monde où les vivants côtoient les morts, sur le chemin du deuil et de ses étapes indispensables à franchir pour pouvoir se libérer de ses fantômes. Et vivre pleinement.

Prix Messardière 2016 : Nathalie Reims

Place Colette, de Nathalie Reims, aux éditions Léo Scheer, vient de recevoir le Prix Messardière 2016, à l’occasion de sa sixième édition.

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Le célèbre palace tropézien accueillait les membres du jury composé notamment de Jean-Marie Rouart, Didier Van Cauwelaert, Gonzague Saint-Bris et Capucine Motte pour cette sixième édition. Un jury qui a salué Nathalie Reims pour son roman Place Colette ainsi que pour l’ensemble de son oeuvre.

Elle était opposée à la biographie d’Erik Satie signée Romaric Gergorin(Actes sud / Classica) et au beau roman intimiste du journalisteFrançois-Guillaume Lorrain, Vends maison de famille (Flammarion) – présents eux aussi pour l’occasion dans le prestigieux établissement varois, où les lecteurs ont pu se faire dédicacer les ouvrages. Aussi bien de la lauréate 2016 que des candidats malheureux ou des membres du jury.

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Retrouvez la chronique que j’avais consacrée à Place Colette en cliquant sur ce lien : Place Colette, un roman initiatique